Général   |   8 avril 2021

Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Avril 2021

La conjoncture macroéconomique a continué de s’embellir à l’aube du deuxième trimestre, grâce à l’accélération de la campagne de vaccination et à l’annonce de l’important programme de dépenses budgétaires aux États-Unis, deux éléments qui alimentent les espoirs d’une reprise rapide en 2021. Les investisseurs ont très bien accueilli le plan d’infrastructure ambitieux de plusieurs billions de dollars (le American Jobs Plan) du président Biden, qui favorisera nettement le scénario de relance, et lorsque jumelé avec les attentes de la Réserve fédérale américaine (Fed) de garder une politique monétaire accommodante, le marché a été témoins de craintes d’un fort rebond de l’inflation. Bien qu’elle ait reconnu la trajectoire de croissance encourageante, la Fed a maintenu le cap et souligné que la reprise complète de l’économie n’était pas encore assurée, en raison de la capacité excédentaire persistante sur le marché de l’emploi, d’où le maintien de sa politique monétaire très accommodante.

Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif

Les marchés boursiers mondiaux ont terminé le premier trimestre sur une bonne note. L’indice mondial MSCI tous les pays a gagné 2,5 % en mars, alimenté par les indices S&P 500 (+4,2 %) et S&P/TSX (+3,6 %). Les actions internationales se sont aussi inscrites en légère progression (+1,8 %). À l’opposé, l’indice MSCI des actions des marchés émergents a retranché 1,7 %, la nouvelle flambée des cas de coronavirus et les inquiétudes entourant la hausse des taux de rendement des bons du Trésor américain ayant refroidi l’ardeur des investisseurs à l’égard des actifs à risque de ces marchés.

L’optimisme renouvelé des investisseurs concernant l’économie mondiale a pesé lourd sur les marchés obligataires en mars. L’indice obligataire universel canadien a fléchi de 1,5 %, tandis que son homologue agrégé américain a reculé de 1,3 %. La pente des courbes de taux s’est accentuée dans ce climat défavorable aux obligations. En effet, le segment à court terme a été maintenu très bas par les prévisions accommodantes des grandes banques centrales. Par contre, les taux des obligations à plus long terme ont augmenté, les craintes d’une inflation supérieure étant alimentée par les importantes mesures de stimulation budgétaire et la politique monétaire très accommodante. Il faut souligner que la Fed a revu à la hausse ses prévisions de croissance et d’inflation lors de sa rencontre de mars. Elle n’a toutefois pas modifié son taux directeur et semble vouloir laisser le taux d’inflation augmenter au-dessus de son taux cible après plusieurs années passées sous la cible.

La tendance qui oppose la progression du virus et les efforts d’inoculation à l’échelle mondiale se poursuit. Les marchés de changes ont pris note de cette situation. Le billet vert s’est apprécié et enregistré son premier gain trimestriel depuis un an, grâce à la dynamique de croissance favorable de l’économie américaine par rapport à ses pairs mondiaux. En effet, les États-Unis devancent leurs homologues au chapitre de la vaccination et de la réouverture de l’économie, en plus de pouvoir compter sur des mesures budgétaires plus audacieuses. Ailleurs, l’euro a perdu de la valeur pour un troisième mois consécutif, puisque la flambée de cas de coronavirus et le faible rythme de vaccination ont contraint les décideurs politiques à prolonger la durée des mesures de confinement, ce qui nuira aux perspectives de croissance à court terme de l’économie européenne. Heureusement, le dollar canadien a encore fait preuve de résilience et dégagé un rendement mensuel positif, en dépit de la vigueur relative du dollar américain. Le huard affiche ainsi la meilleure progression au monde depuis le début de l’année.

Les matières premières ont généralement été tirées vers le bas par l’appréciation du billet vert. Le pétrole brut a connu une période difficile et redescendu près de la barre des 60 $, car certaines tendances inquiétantes du virus en Europe ont remis en question les perspectives de consommation énergétique sur le court terme. Le cuivre a aussi mis fin à sa séquence haussière record de onze mois d’affilée. L’or a évolué à l’opposé des taux de rendement obligataires, leur augmentation ayant refroidi l’intérêt des investisseurs à l’égard de ce métal ne portant pas intérêt.

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