Général   |   5 mars 2021

Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Mars 2021

Les investisseurs ont misé de plus en plus sur la relance de l’économie en février. En effet, ils anticipent les effets de l’important programme de stimulation fiscale aux États-Unis qui, en tandem avec l’accélération de la vaccination et la baisse du nombre de nouvelles infections dans le monde entier, laissent entrevoir un net rebond de la croissance. Malheureusement, les bonnes nouvelles économiques n’ont pas été favorables aux marchés boursiers, puisque les investisseurs craignent que l’augmentation des taux de rendement obligataires nuise à la reprise économique, aux perspectives de bénéfices des entreprises et à la remontée historique des actions. De plus, la hausse des taux de croissance et d’inflation pourrait contraindre les banques centrales à annuler certaines mesures de stimulation monétaire, malgré le fait que leurs dirigeants ont réitéré leur soutien inconditionnel et répété qu’ils n’avaient aucunement l’intention de resserrer leur politique monétaire prématurément.

Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif

Les marchés boursiers mondiaux ont progressé en février. La performance des secteurs sous-jacents a mis en évidence l’importance accordée par les investisseurs à la relance économique pendant le mois. Les secteurs cycliques et de valeur, dont les rendements sont intimement liés à la santé de l’économie mondiale et à la réouverture des marchés, ont surpassé leurs homologues de croissance. L’énergie et les services financiers se sont tout particulièrement démarqués dans ce contexte caractérisé par la pentification de la courbe des taux et la hausse des prix des matières premières. Par contre, les sociétés technologiques de mégacapitalisation, dont les évaluations étaient relativement élevées, ont été davantage affectées par l’augmentation des taux d’intérêt. L’indice S&P 500, qui est fortement exposé aux technologies, a été devancé par l’indice S&P/TSX pour la période. En effet, la rotation en faveur des titres cycliques a favorisé l’indice canadien, alors que la hausse des coûts d’emprunt aux États-Unis a provoqué un certain exode des marchés émergents.

Le climat d’optimisme qui règne au chapitre des perspectives de croissance a entraîné une chute marquée des marchés des titres à revenu fixe. L’indice obligataire universel canadien a reculé de 2,5 %, comparativement à un repli de 1,5 % pour l’indice obligataire agrégé américain en février. En dépit de la révision à la hausse des prévisions d’inflation, le rebond des taux de rendement obligataires s’explique essentiellement par les espoirs d’une reprise économique rapide, ce qui a contraint les investisseurs à devancer leur échéancier d’un resserrement de la politique monétaire. Dans ce contexte, le taux de rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a bondi de 34 p.c., à 1,40 %, alors que son homologue canadien a gagné 47 p.c., à 1,36 %.

Le billet vert a été soutenu par la trajectoire de croissance supérieure de l’économie américaine et, à la fin du mois, par le mouvement de masse vers cette devise refuge créé par l’anxiété ambiante sur les marchés. Il a toutefois affiché des rendements mitigés par rapport aux devises de ses principaux partenaires commerciaux. En effet, la livre sterling et le dollar canadien se sont appréciés face au dollar américain, alors que l’euro et le yen se sont repliés. La livre sterling a tiré profit de la diminution des risques liés au Brexit, de la probabilité moins élevée d’une politique de taux d’intérêt négatifs et du succès relatif du programme de vaccination au Royaume-Uni. Le huard a bénéficié de la forte remontée des prix du brut, qui ont brièvement atteint un sommet de trois ans, soit 0,80 $US.

Le pétrole a poursuivi sur sa lancée, les températures anormalement glaciales au Texas ayant paralysé la production et, par ricochet, contribué au resserrement des conditions du marché. Les attentes d’une augmentation marquée de la demande après la pandémie et la discipline en matière de production affichée par les membres de l’OPEP et leurs alliés ont eu pour effet de rétablir l’équilibre sur le marché. Le cuivre a été propulsé à un sommet de dix ans sous l’effet des attentes d’une forte demande industrielle et de la pénurie historique de ce métal à l’échelle mondiale. Quant au prix de l’or, il a perdu du terrain, la hausse des taux de rendement obligataires assombrissant les perspectives de cette valeur ne portant pas intérêt.

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