Perspectives de placement

Les marchés financiers ont prospéré en juin, bénéficiant notamment des commentaires accommodants des banques centrales (y compris la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon) et de l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine avant la rencontre tant attendue des présidents Donald Trump et Xi Jinping. Cette rencontre au sommet des deux grandes superpuissances a porté fruit, comme en témoigne l’entente entourant la reprise des pourparlers. Par contre, aucun accord global n’a été conclu et les détails se font relativement rares. Le président Trump a annoncé le report de l’application de nouveaux tarifs « pour l’instant » et la levée de certaines restrictions concernant Huawei Technologies, alors que la Chine s’est engagée à acheter davantage de produits agricoles américains.

Juillet 2019

Les marchés boursiers mondiaux ont bien accueilli les commentaires accommodants des banques centrales et le relâchement des tensions commerciales, stimulant ainsi l’intérêt envers les actifs à risque. L’indice S&P 500 a battu de nouveaux records, alors que les investisseurs s’attendent désormais à plusieurs réductions du taux directeur. L’indice S&P/TSX a aussi progressé, quoique dans une moindre mesure, la vigueur des actions de l’or étant compensée par la faiblesse des titres énergétiques. Les marchés outremers ont également tiré parti de la situation. Les actions européennes et japonaises ont été avantagées par les promesses de soutien de la BCE et la Banque du Japon. Les actions des marchés émergents ont également progressé suite au ton accomodant adopté par la Réserve fédérale et des attentes de progrès dans les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine à la fin du mois.

Les taux de rendement obligataires ont chuté et les courbes de rendement se sont pentifiées en juin, après que les décideurs politiques des États-Unis, de l’Europe et du Japon aient exprimé leur intention d’agir dans l’éventualité d’une détérioration des conditions de l’économie et des marchés financiers. Le taux du bon du Trésor américain 10 ans a reculé sous le seuil de 2 % pour la première fois depuis 2016, et ses homologues de l’Allemagne et du Japon sont tombés en territoire négatif. Parallèlement, les marchés ont pris les devants sur la Réserve fédérale américaine et ils anticipent désormais une réduction complète à la rencontre de juillet et un total de 2,5 réductions pour l’ensemble de 2019. Pour terminer, le regain d’appétit envers le risque a entraîné un resserrement des écarts de crédit, les obligations corporatives surpassant leurs homologues gouvernementaux pour le mois.

Le dollar américain a perdu de son élan en juin alors que les investisseurs s’attendent de plus en plus à des mesures audacieuses de la part de la Réserve fédérale. À l’opposé, le huard a pris son envol grâce au rebond du prix du brut. L’écart entre les taux canadiens et américains a diminué après que la Réserve fédérale ait laissé la porte ouverte à une réduction et que les solides données de croissance et d’inflation au Canada ont gardé la Banque du Canada sur les lignes de côté

Les prix pétroliers ont rebondi sous l’effet des tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran et du risque accru d’un conflit qui nuirait à l’offre au Moyen-Orient, ainsi que de l’engagement de l’OPEP à maintenir l’équilibre du marché. Tous ces éléments se sont traduits par le plus important gain mensuel du pétrole depuis janvier. L’or a continué sur sa lancée et franchi la barre des 1 400 $ l’once, en raison des commentaires accommodants des banques centrales et de l’accroissement des tensions géopolitiques. Pour terminer, le cuivre a enregistré sa première hausse mensuelle depuis février, les investisseurs espérant que l’apaisement des tensions commerciales stimule la demande des deux plus grands consommateurs de ce métal.