Perspectives de placement

Les investisseurs ont repris goût au risque en octobre. Ils ont été encouragés par l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, la probabilité moindre d’un Brexit sans entente et le message accommodant des banquiers centraux à travers le monde. Entre-temps, les données économiques ont révélé des perspectives mitigées pour l’économie mondiale et la saison des bénéfices a débuté du bon pied. Il faut souligner que les dirigeants chinois ont remis en doute la possibilité d’une entente à long terme globale avec les États-Unis, mais les deux pays sont près de la conclusion d’une entente préliminaire, comme en témoigne certaines concessions importantes qu’ils ont faits.

Novembre 2019

Les marchés boursiers mondiaux ont bénéficié des négociations commerciales fructueuses entre les États-Unis et la Chine, ainsi que du soutien continu des banques centrales. Dans ce contexte, l’indice mondial MSCI tous les pays a atteint un sommet depuis le début 2018. Nous avons d’ailleurs observé plusieurs poussées haussières en octobre. L’indice S&P 500 a fait preuve d’un bel élan et culminé à des sommets historiques. Parallèlement, les investisseurs ont commencé à se tourner vers les actions moins onéreuses des marchés hors États-Unis. Les bourses internationales ont ainsi progressé, l’indice mondial MSCI hors États-Unis clôturant la période à des niveaux jamais vus en 13 mois. Dans le même ordre d’idées, les actions des marchés émergents ont dégagé leur meilleur rendement mensuel depuis juin sous l’effet de l’assouplissement opéré par la Réserve fédérale américaine (Fed) et des espoirs renouvelés d’une trêve commerciale, deux éléments qui ont favorisé les actifs à risque. Malheureusement, les actions canadiennes n’ont pas participé à ce marché haussier, la faiblesse du secteur énergétique annulant aisément les gains enregistrés par les actions de l’or.

Comme prévu, la Fed a réduit ses taux pour une troisième fois consécutive, tout en laissant subtilement entendre qu’elle restera sur les lignes de côté pour l’instant. Par contre, le ton légèrement moins accommodant de son communiqué a entraîné une certaine indécision sur le marché, les investisseurs obligataires n’étant pas convaincus que la Fed ait terminé son cycle d’assouplissement. En effet, les marchés obligataires ont poursuivi sur leur lancée et les investisseurs ont relevé la probabilité d’une nouvelle baisse des taux. Notons que le segment à court terme de la courbe a perdu du terrain en raison des attentes d’un assouplissement additionnel par la Fed. Quant au segment à long terme, il a légèrement progressé, d’où l’accentuation de la pente au cours du mois.

Sur les marchés des devises, le dollar américain a connu son pire mois depuis janvier 2018, l’apaisement des tensions commerciales réduisant l’attrait du billet vert en tant que valeur refuge. À l’opposé, l’euro a affiché sa plus forte progression mensuelle depuis le début 2018 et la livre sterling a terminé au haut du tableau, stimulé par la dissipation des craintes entourant la sortie sans entente du Royaume-Uni de l’Union européenne.

En ce qui concerne les matières premières, les prix du pétrole ont légèrement augmenté, les attentes d’une accalmie sur le front commercial compensant la récente hausse des stocks américains. L’or a tiré parti de la conjoncture géopolitique délicate et de la dépréciation du billet vert. Le cuivre a gagné de la valeur pour un deuxième mois d’affilée grâce aux espoirs d’un relâchement dans la guerre commerciale et aux perturbations de l’offre au Chili, soit le plus grand producteur au monde.

 

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