Perspectives de placement

Les investisseurs ont conservé leur appétit envers les actifs à risque en avril. Ils se sont réjouis de l’amélioration des conditions économiques à l’échelle mondiale, des bons résultats divulgués par les entreprises et du ton accommodant adopté par les banques centrales. En effet, les dernières données en provenance de l’Europe et de la Chine laissent croire que l’économie mondiale a repris son élan. Plusieurs banques centrales, notamment la Banque du Canada, la Banque centrale européenne et la Banque du Japon, ont exprimé des commentaires qui cadrent avec la politique prudente et dépendante des données de la Réserve fédérale américaine, relevant ainsi le moral des investisseurs.

mai 2019

Les marchés boursiers mondiaux ont poursuivi sur leur lancée pour un quatrième mois consécutif. Tous les marchés ont progressé en avril, les actions des marchés développés surpassant leurs homologues des marchés émergents. L’indice S&P 500 a encore dominé et atteint de nouveaux sommets. Au Canada, l’indice S&P/TSX a brièvement inscrit établi de nouveaux records. En Europe, le nombre d’entreprises ayant dépassé les prévisions de bénéfices est à son plus haut en sept trimestres, ce qui a dopé la valeur des actions. Sur les marchés émergents, les indices boursiers ont maintenu leur cadence haussière grâce à l’amélioration de la conjoncture de croissance et des espoirs d’une entente commerciale entre les États-Unis et la Chine.

En ce qui concerne les marchés obligataires, les taux de rendement des obligations gouvernementales ont augmenté sur l’ensemble de la courbe et la pente s’est accentuée. Le segment à long terme a affiché la plus forte progression. Après un repli marqué en mars, les taux à 10 ans des États-Unis et du Canada ont rebondi pour s’établir à 2,50 % et 1,71 %, respectivement. Le segment à court terme n’a pas autant progressé et le taux à 2 ans a fait du surplace en raison des faibles pressions inflationnistes et du ton accommodant des banques centrales. D’ailleurs, les investisseurs anticipent de plus en plus une réduction des taux cette année. Les écarts de crédit se sont resserrés davantage et les obligations de sociétés ont devancé leurs homologues gouvernementaux.

Le billet vert s’est apprécié face à la presque totalité de ses pairs du G10 et atteint un sommet en 2019. Plusieurs grandes banques centrales ont emboîté le pas à la Réserve fédérale en confirmant leur approche accommodante, d’où la faiblesse des devises étrangères. Par contre, le dollar américain a perdu de son lustre à la fin du mois, puisque les excellents résultats économiques en Europe et en Chine ont apaisé les craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale et ainsi modéré la demande pour le dollar américain.

Pour terminer, le prix du pétrole a bondi à un sommet de six mois. Les investisseurs se préoccupent de la situation de l’offre de pétrole après que les États-Unis se soient engagés à durcir les sanctions contre les exportations iraniennes. De plus, l’OPEP et ses alliés ont répété leur engagement visant à réduire les stocks de brut et à limiter leur production, même si le président Trump a demandé à plusieurs reprises une baisse des prix. L’or a reculé pour un troisième mois d’affilée en avril, plombé par l’appétit des investisseurs envers les actifs à risque. Le cuivre a aussi perdu de la valeur, les investisseurs doutant de la santé et de la fragilité de l’économie de la Chine, soit le plus grand consommateur de ce métal.