Problèmes avec la dette ontarienne

Dans son budget 2019-2020 paru le 11 avril, le gouvernement de l’Ontario a annoncé un déficit budgétaire anticipé de 10.3 milliards de dollars et un changement à certains transferts et structures de financement pour les services offerts par les municipalités. Ces changements cherchent à réduire les engagements financiers des provinces au cours des prochaines années (plus de 2 milliards pour la prochaine décennie) en transférant une partie des dépenses aux municipalités. Notamment, le partage actuel 75%/25% des coûts de services de santé publiques entre la province et les municipalités va changer pour partage 70/30 pour les municipalités qui ont moins d’un million d’habitants.

Depuis une décennie maintenant, le gouvernement du Québec a également diminué ses transferts aux municipalités pour équilibrer son budget. L’impact sur les citoyens a été une réduction des services offerts et une augmentation des impôts sur la propriété. Même si nous avons vu un élargissement des écarts de crédits comme résultat, nous pensons qu’il est encore tôt pour spéculer sur ce qui pourrait arriver aux obligations municipales de l’Ontario. Ce qui est sûr c’est que nous pouvons nous attendre à une augmentation des besoins d’emprunts pour les années à venir. Pour mettre cela en contexte, l’Ontario a vu une vague de dégradation de notation ces dernières années, c’est-à-dire le S&P en 2015 et Moody’s en décembre 2018. De plus, les taux des obligations à long-terme de l’Ontario ont surpassés ceux du Québec pour la première fois en 2017 et ces obligations se sont négociées comme telles depuis, reflétant les peurs du marché autour de la croissance du fardeau de la dette de l’Ontario.

 

Jean-Guy Mérette

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Gestion active et stratégique revenu fixe

 

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