Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – janvier 2026

8 janvier 2026 | Commentaires sur les marchés
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Photo Jean-Guy Desjardins
Fondateur de Fiera Capital et président exécutif du Conseil
Photo Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l’actif et Solutions de Marchés privés

Les marchés financiers ont affiché des résultats mitigés en décembre, les craintes liées aux valorisations élevées ayant entraîné un essoufflement des échanges sur l’IA vers la fin de l’année, tandis que les investisseurs s’interrogeaient également sur l’orientation de la politique monétaire mondiale à mesure que le cycle d’assouplissement synchronisé touchait à sa fin. Alors que les marchés boursiers mondiaux ont prolongé leur série de hausses pour terminer l’année 2025 à de nouveaux sommets historiques, les marchés obligataires ont légèrement reculé en raison des risques d’inflation persistants et de la perspective d’une transition de l’assouplissement monétaire vers une expansion budgétaire.

Les marchés boursiers mondiaux (+0,9 %) ont légèrement progressé en décembre. Le S&P 500 (-0,1 %) a perdu un peu de son éclat, les valeurs technologiques ayant souffert du ralentissement de la dynamique liée à l’intelligence artificielle en fin d’année. Le Nasdaq a reculé de 0,7 %. Le S&P/TSX (+1,1 %) a progressé grâce aux solides performances des secteurs financiers et des matériaux, qui pèsent lourd dans l’indice. Ailleurs, l’indice MSCI EAFE (+2,9 %) a atteint un nouveau record, tandis que l’indice MSCI des actions des marchés émergents (+2,7 %) a rebondi après que le président Xi Jinping a déclaré que la Chine était en passe d’atteindre son objectif de croissance de 5 % pour 2025.

En revanche, les marchés obligataires ont connu des résultats défavorables. La Fed a réduit ses taux de 25 points de base en 2025, mais la vigueur économique pousse les investisseurs à anticiper d’autres baisses seulement fin 2026. Cette situation a entraîné une courbe des taux plus pentue. Par exemple, le rendement des bons du Trésor à deux ans, étroitement lié à la politique monétaire, est resté stable à 3,47 %, mais celui à dix ans a grimpé à 4,17 % sous l’effet des inquiétudes persistantes concernant l’inflation. Au Canada, la robustesse du marché de l’emploi et la persistance de l’inflation sous-jacente ont conforté la Banque du Canada dans son choix de maintenir le statu quo. Ainsi, les rendements des obligations d’État à deux et dix ans ont respectivement augmenté à 2,59 % et 3,43 %, tandis que les indices Bloomberg US Aggregate Bond et FTSE Canada Bond Universe ont baissé de 0,2 % et 1,3 % sur le mois.

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