Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Décembre 2023
Les marchés financiers ont connu un mois de novembre exceptionnel, les investisseurs ayant parié sur une politique monétaire conservatrice, ce qui a entraîné une forte hausse des marchés boursiers et obligataires. Notamment, certains signes précurseurs d’un refroidissement des données économiques et inflationnistes ont renforcé l’optimisme quant à la fin de la campagne agressive de hausse des taux de la Réserve fédérale, et les spéculations se multiplient sur le fait que la banque centrale procédera rapidement à des baisses de taux au cours du premier semestre 2024.
Les marchés boursiers mondiaux ont grimpé grâce à la forte baisse des rendements obligataires mondiaux qui a soutenu les valorisations des marchés boursiers. L’indice MSCI All Country World a bondi de 9,1 %, tous les principaux indices de référence que nous suivons ayant enregistré des résultats exceptionnels le mois dernier. Le S&P 500 a mis fin à sa série de trois mois de baisse et a progressé de 9,1 %, tandis que le S&P/TSX a augmenté de 7,2 %. Ailleurs, le MSCI EAFE a gagné 9,1 %, tandis que la jauge MSCI des actions des marchés émergents a bondi de 7,9 %.
Les marchés obligataires ont aussi eu un mois exceptionnel. Les rendements obligataires ont chuté alors que la spéculation sur un pivot politique conservateur s’est accrue en réponse aux signes de ralentissement de la croissance et de baisse de l’inflation. Notamment aux États-Unis, les négociateurs ont doublé leurs paris sur la fin de la campagne de hausse des taux de la Réserve fédérale et sur la réduction des taux au premier semestre 2024, malgré que le président Powell ait réitéré qu’il était prématuré de supposer un assouplissement et que les autorités étaient prêtes à resserrer davantage la politique monétaire si nécessaire. Néanmoins, les marchés ont balayé ces propos et estiment à plus de 50 % les chances d’une réduction des taux en mars et à 100 % en mai. Après avoir atteint un sommet de 5 % en 16 ans, les bons du Trésor à 10 ans ont perdu 60 points de base pour s’établir à 4,33 %, tandis que les bons du Trésor à 2 ans ont perdu 41 points de base pour s’établir à 4,68 %. Au Canada, les obligations d’État à 10 ans ont perdu 51 points de base pour s’établir à 3,55 %, tandis que les obligations à 2 ans ont perdu 44 points de base pour s’établir à 4,19 %. Au cours du mois, l’indice Barclays US Aggregate Bond a augmenté de 4,5 %, tandis que l’indice FTSE Canada Bond Universe a gagné 4,3 %.
Le dollar américain (DXY) s’est déprécié de 3 %, enregistrant ainsi sa plus forte baisse mensuelle depuis un an, les investisseurs augmentant leurs paris sur une baisse des taux d’intérêt d’ici le milieu de l’année 2024. Le billet vert s’est affaibli par rapport à tous ses principaux homologues, le dollar canadien (+2,3 %), l’euro (+3,0 %), la livre (+3,9 %) et le yen (+2,3 %) s’étant tous renforcés le mois dernier.
Enfin, le pétrole brut s’est opposé à la tendance à la hausse des risques et a chuté pour le deuxième mois consécutif sur fond de signes d’augmentation de l’offre des producteurs non membres de l’OPEP+, les États-Unis ayant signalé que la production avait atteint un niveau record, tandis que la prime générée par la guerre entre Israël et le Hamas s’est également estompée. En revanche, l’or s’est fortement redressé et a atteint son plus haut niveau en six mois grâce à la baisse des rendements des bons du Trésor, qui a renforcé l’attrait du métal non porteur d’intérêts, tandis que la baisse du dollar américain a également soutenu le métal jaune.
[…]

