Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Février 2023
La nouvelle année a démarré sur des espoirs croissants d’atterrissage en douceur pour les économies développées. Les pressions inflationnistes montrent des signes continus d’atténuation, tandis que la réouverture de la Chine a également alimenté l’optimisme des investisseurs en début d’année. Alors que les banques centrales ont ralenti le rythme de leur resserrement en réponse à la modération de l’inflation, l’attention se porte désormais sur les implications des hausses de taux cumulées sur l’économie et les bénéfices des entreprises. Les premiers signes indiquent une certaine détérioration fondamentale, qui reste en contradiction avec la dernière remontée des actifs risqués.
Les marchés boursiers mondiaux ont connu un excellent mois de janvier, les attentes d’un ralentissement du cycle de resserrement ayant entraîné une révision à la hausse des multiples cours-bénéfices. Pour la période, l’indice mondial MSCI de tous les pays a bondi de 7,1% et les gains ont été générés à travers le globe. Les indices S&P 500 et S&P/TSX ont gagné respectivement 6,2% et 7,1%. À l’étranger, les actions européennes (+8,5%) ont affiché leur meilleur rendement pour un mois de janvier depuis 2015, tandis que les marchés émergents (+7,9%) ont été entraînés par le changement de garde opéré en Chine, dont le marché boursier a explosé de 11,8%.
Les marchés obligataires, aidés par la modération de l’inflation, ont rebondi en anticipation de la fin du cycle de resserrement des banques centrales. Les taux de rendement des obligations gouvernementales ont ainsi diminué. Aux États-Unis, le taux à 2 ans a reculé de 22 points de base, à 4,20%, comparativement à un recul de 37 points de base pour son homologue de 10 ans, à 3,51%. L’indice agrégé des obligations américaines Barclays a gagné 3,1% pour la période. Les taux de rendement des obligations du Canada à 2 et 10 ans ont retranché respectivement 30 et 38 points de base, à 3,75% et 2,92%, d’où la progression de 3,1% de l’indice obligataire universel FTSE Canada en janvier.
Sur le marché des changes, le dollar américain (DXY) s’est déprécié pour un quatrième mois consécutif, cette devise anticyclique ayant été plombée par le regain d’appétit en ce qui concerne les actifs risqués et la réduction de l’écart des taux entre les États-Unis et le reste du monde. À l’opposé, la livre sterling, l’euro, le yen et le dollar canadien se sont appréciés face au dollar américain pendant le mois. Notamment, l’euro et la livre sterling ont apprécié après que les résultats du PIB du quatrième trimestre ont fourni une évaluation meilleure que prévu des conditions économiques récentes dans la zone euro et au Royaume-Uni.
En ce qui concerne les matières premières, le pétrole brut a fluctué tout au long du mois et a enregistré sa troisième perte mensuelle, les inquiétudes concernant le ralentissement économique imminent dans les marchés développés ayant éclipsé l’optimisme concernant la reprise de la demande chinoise. En ce qui concerne les métaux, l’or a poursuivi sur sa récente lancée, alimenté par les espoirs d’un relâchement monétaire par la Réserve fédérale américaine (Fed), la baisse des taux de rendement des bons du Trésor et du dollar a remonté l’attrait du lingot. Le prix du cuivre a bondi après la fin des mesures de confinement en Chine, laquelle a ouvert la voie à une reprise de la demande du premier consommateur mondial, au moment même où les réserves demeurent faibles en raison des perturbations de l’offre chez certains grands producteurs d’Amérique latine.
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