Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Janvier 2024
Les marchés financiers ont terminé l’année 2023 en force, la perspective d’un ralentissement de l’économie et d’une politique monétaire souple ayant déclenché une forte reprise des marchés boursiers et obligataires. Notamment, la Réserve fédérale a émis un signal fort indiquant qu’elle avait mis fin à sa campagne de resserrement et a indiqué qu’elle s’orienterait vers un assouplissement en 2024. De plus, les données montrant que les indicateurs d’inflation préférés de la Réserve fédérale ont peu augmenté en novembre confirment l’idée selon laquelle les banquiers centraux ont réussi à vaincre l’inflation et qu’ils vont assouplir leur politique monétaire de manière agressive cette année. Pour l’année 2023, les marchés publics ont réalisé l’une de leurs meilleures performances depuis 25 ans, la majorité des gains ayant été enregistrés au cours des derniers mois de l’année, après que le discours du marché a évolué vers l’optimisme quant à la probabilité d’un atterrissage en douceur.
Les marchés boursiers mondiaux ont enregistré de solides résultats en décembre, grâce à la forte baisse des rendements obligataires qui a soutenu les valorisations et alimenté un impressionnant rallye de fin d’année dans le monde entier. L’indice MSCI All Country World a bondi de 4,7 %, tous les principaux indices de référence que nous suivons affichant des résultats exceptionnels. Le S&P 500 a progressé de 4,4 %, tandis que le S&P/TSX a augmenté de 3,6 %. Ailleurs, le MSCI EAFE a bondi de 5,2 %, tandis que la jauge MSCI des actions des marchés émergents a progressé de 3,7 %.
Les marchés des titres à revenu fixe ont également connu une fin d’année 2023 exceptionnelle. Les rendements obligataires ont chuté alors que des signes timides de ralentissement de l’inflation et un message de fermeté de la part de la Réserve fédérale ont incité les investisseurs à se préparer à une série de baisses de taux en 2024. Aux États-Unis, les négociateurs d’obligations ont doublé leurs paris sur des baisses de taux agressives cette année. Le marché évalue désormais à plus de 150 points de base les baisses de taux pour 2024, les opérateurs pariant de plus en plus sur le fait que la première baisse de taux interviendra d’ici le mois de mars. C’est plus du double des réductions de taux prévues par les responsables de la Réserve fédérale dans les prévisions de décembre. Cette dynamique dovish s’est répercutée au niveau mondial, les opérateurs s’attendant également à un assouplissement significatif de la part de la Banque du Canada, de la Banque centrale européenne et de la Banque d’Angleterre, avec entre cinq et six baisses de taux entièrement escomptées d’ici la fin de 2024 dans les trois pays. Au cours du mois, l’indice Barclays US Aggregate Bond a augmenté de 3,8 %, tandis que l’indice FTSE Canada Bond Universe a gagné 3,4 %.
Le dollar américain (DXY) est tombé à son plus bas niveau depuis juillet, alors que l’on s’attend de plus en plus à ce que la Réserve fédérale commence à assouplir sa politique restrictive au cours du premier semestre 2024. Les devises du monde entier ont atteint des sommets plurimensuels face à un billet vert globalement plus faible, l’euro (+1,4 %), la livre (+0,9 %), le yen (+5,1 %) et le dollar canadien (+2,4 %) s’étant tous renforcés à la fin de l’année.
Enfin, le pétrole brut a clôturé une année tumultueuse et s’est replié en décembre. Les signes d’une augmentation de l’offre aux États-Unis et les inquiétudes persistantes concernant le ralentissement de la croissance de la demande se sont combinés pour faire baisser les prix et contrecarrer l’impulsion haussière provenant d’une toile de fond géopolitique erratique et des réductions répétées de la production de l’OPEP et de ses alliés. En revanche, l’or a atteint un niveau record, parallèlement à la dernière baisse des rendements des bons du Trésor, ce qui a renforcé l’attrait de ce métal non porteur d’intérêts.
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