Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – avril 2026
Le premier trimestre s’est terminé dans une ambiance sombre. Les investisseurs sont devenus plus pessimistes, car le conflit entre les États-Unis et l’Iran a intensifié les tensions géopolitiques et entraîné de fortes variations sur les marchés financiers. Dans ce climat incertain, les marchés boursiers et obligataires ont tous subi des pertes durant le mois de mars. Pourtant, un rebond remarquable a eu lieu en fin de période, porté par des spéculations sur une possible résolution entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a encouragé les placements dans des actifs risqués. Pour que ce regain d’optimisme se maintienne, les investisseurs auront besoin de davantage de certitudes sur le processus de désescalade, notamment concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.
Les marchés boursiers mondiaux ont reculé en mars, l’indice MSCI All Country World ayant chuté de 7,4 %, les investisseurs s’inquiétant de plus en plus d’une guerre prolongée au Moyen-Orient qui risque de paralyser l’économie mondiale. Le S&P 500 (-5,1 %) a enregistré sa pire perte mensuelle depuis un an. Le S&P/TSX (-4,6 %) a également reculé. Alors que le secteur énergétique, qui pèse lourd dans l’indice (+7,5 %), a tenu bon, les actions aurifères (-17,9 %) ont chuté et ont pesé sur la performance. Par ailleurs, l’indice MSCI EAFE (-10,7 %) a enregistré sa plus forte baisse mensuelle depuis 2022, tandis que l’indice MSCI des actions des marchés émergents (-13,3 %) a affiché sa plus forte perte mensuelle en six ans.
Les marchés obligataires n’ont pas réussi à jouer leur rôle traditionnel de valeur refuge et ont pratiquement effacé tous leurs gains enregistrés depuis le début de l’année. Les rendements obligataires mondiaux ont globalement augmenté, les grandes banques centrales ayant anéanti les espoirs, autrefois largement répandus, d’un assouplissement de la politique monétaire, compte tenu de la dernière flambée des prix du pétrole qui risque d’attiser l’inflation. Cela a entraîné une forte réévaluation, les investisseurs revoyant à la baisse leurs anticipations concernant les baisses de taux des banques centrales cette année. Les courbes de rendement se sont aplaties dans un contexte baissier, la partie courte de la courbe, sensible aux mesures de politique monétaire, ayant progressé davantage que ses contreparties à plus long terme. Sur le mois, l’indice Bloomberg US Aggregate Bond a reculé de 1,8 %, tandis que le FTSE Canada Bond Universe a perdu 2,0 %.
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